Ca bouge à la Morinie

Les 4èmes à la Motte Castrale

Par ANAIS PEREIRA, publié le jeudi 30 novembre 2017 16:17 - Mis à jour le jeudi 7 décembre 2017 11:05
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Arts Plastiques / PEAC

Les classes de quatrièmes ont eu la chance de découvrir le travail de Mostafa Saïfi Rhamoni à la Motte Castrale de Saint-Omer.

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont pu interroger de près le dispositif de présentation utilisé par l'artiste dans un lieu d'exposition hors du commun qui implique d'adapter l'oeuvre aux contraintes du lieu. L'artiste nous présente trois oeuvres, dont deux étant exposées dans les anciennes cellules au sous-sol.

La première, pièce maîtresse de l'exposition "La ville des vivants", engage une large réflexion sur la mémoire et sa faculté à faire revivre ce dont on se souvient. La photographie donne à voir le cimetière le Rabat, le point de vue choisi par l'artiste enferme notre regard dans un horizon de tombes, puisque ce qui se passe au loin se confond avec le ciel, envahi par un large brouillard. Étant donné la charge de lieu, l'artiste a choisi de ne pas travailler avec des photographies trop violentes ou avec une charge trop lourde, mais nous évoque un état mélancolique de manière subtile. La photographie est colorée, les tombes sont exposées au soleil et le ciel est dépourvu de nuages, la végétation est bien présente et on distingue un seul homme, assis sur une tombe. "La ville des vivants" est présentée sur panneau lumineux, nous laissant lorsque l'on détourne le regard une persistance rétinienne évoquant une nouvelle fois l'image mentale.

La seconde est exposée au sol dans la cellule la plus proche de l'entrée. Elle nous donne à voir, enfermée dans une plaque de verre une nuée de poisson se battant pour un morceau de pain. Ce n'est pas sans faire écho aux comportements des Hommes et de leurs différents, l'oeuvre nous percute de part la métaphore qu'elle dégage, appuyée par son dispositif de présentation. La dernière évoque de manière poétique une ambiguïté entre liberté et emprisonnement puisqu'elle nous présente l'image d'une femme voilée, de dos, le vent s'engouffrant dans ses vêtements, face à la mer. Le vent s'enferme comme notre regard et notre corps sont enfermés, dans cette dernière cellule, ou l'on peut voir la photographie de petite taille au bout d'un tunnel creusé dans le mur à la hauteur de notre poitrine.

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